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09 - COMMERCANTS CALADOIS


Si Villefranche m'était conté : PATISSERIE CHOLLET

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LE PROGRES VILLEFRANCHE ETE 2013


01/07/2015
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Lingerie Eymin depuis 1935 à Villefranche

Eymin,  de corsetterie en lingerie depuis  1935

Jeanne Eymin corsetière de son état, a acheté l’actuelle boutique tenue par Marie-Françoise le 1er novembre 1935, avec les murs qui affichaient alors 175 rue nationale. La maman de Pierre Eymin plus connu sous le vocable de  « Toto Eymin », fabriquait ses corsets sur mesure, l’atelier étant intégré à la boutique qui représentait 1/3 environ de la superficie  actuelle du magasin. Les  corsetteries proposaient également des bandages herniaires, des ceintures médicales, des corsets et gaines élastiques en tous genres et sur mesures, des bas à varices. Marie-Françoise a gardé jalousement le mannequin de l’époque, dodu à souhait, sur lequel sa grand-mère disposait les modèles.

Juste à côté se souvient Pierre, un marchand de tissus,  d’un côté et à la place d’Yves Rocher, l’épicerie centrale , par la suite  la maison Miguet. En face la Librairie Bâche et  la charcuterie Geay.

Le 8 décembre 1957, Jeanne passe le relais à la belle-fille Yvonne qui travaille alors à la Blédine, mais aime la mode et le contact avec la clientèle. Pierre et Marie-Françoise fille d’Yvonne et Pierre, clament en chœur : « Nous sommes passés d’une boutique du Moyen Age à l’ultra moderne très avant-gardiste où on mettait des faux plafonds, des couleurs violines, en repensant totalement la boutique devenue Lingerie, dans un espace comprenant le magasin et l’atelier. Une partie de l’arrière-boutique, avec sa porte donnant sur l’allée voisine, m’a servie de bureau puisque j’étais correspondant permanent du Progrès, première adresse  officielle de ce quotidien,  rappelle Pierre. »

C’est en 1989 que Marie-Françoise reprend la succession de la lingerie, dans un espace comprenant cette fois la totalité de la boutique, en faisant ressortir les magnifiques voûtes, apparats de certains  commerces caladois, réaménagement réalisé par sa maman au début des années 80. Aujourd’hui la lingerie est résolument moderne, avec l’affichage de la marque Ligne S représentant le groupement d’achats de détaillants indépendants en dessous féminins.

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26/08/2013
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Commerces caladois : ROLIN

Comme vous l'avez remarqué, j'ai commencé une série sur le Progrès, sur ces commerces caladois, qui ont fait le renom de notre calade, avec sa rue nationale très commerçante, qui rejoignait alors Paris à Marseille en passant par Lyon ! Avant la création du marché couvert inauguré en 1934 par le maire  Armand Chouffet, création qui sera largement fêtée en 2014, le marché se tenait à même les boutiques, sur la rue nationale ! Tout comme la foire aux bestiaux de la Burie !

La Bonneterie  Rolin des années 20 est devenue Boutique Rolin

« Créée en 1920, Bonneterie signifiait industrie de la maille, tels chemises, tricots, pulls, sous- vêtements, chaussants. La Bonneterie Rolin fut boutique mixte jusqu’à la fin des années 1990. », souligne Didier Rolin l’actuel successeur.

C’est en 1920 que Louise et Joanny Rolin ont ouvert la Bonneterie a son emplacement actuel de la rue nationale. Leur fils Claude reprit la suite avec son épouse Yvette jusqu’en 1985, date à laquelle Didier assure le relais en travaillant avec ses parents de 1985 à 1987.

« En 1987, nous avons réalisé de gros travaux d’aménagement, puis ensuite en 2008. La boutique était de moitié à l’origine, les dépendances  du stockage occupant le reste. Puis en 2000, j’ai opté pour la Boutique Rolin avec des produits uniquement pour hommes, reprend Didier. Ma sœur Christine Beauchamp a bien voulu avec moi, succéder à nos parents puisqu’à notre époque, la continuité dans le commerce, était systématique. Nous sommes restés ensemble de 1987 à 2008. Nous sommes une famille de quatre enfants et j’avais pour ma part, fait des études pour obtenir un BTS de gestion, et je suis resté sur Lyon pendant cinq ans. Lorsque la question de la succession s’est posée, nous étions deux à vouloir relever le défi.  Ce métier n’est pas simple car il a évolué rapidement, avec des marques qui fleurissent et disparaissent aussitôt ! »

Bien plus de franchisés et des enseignes disparues dans le quartier

« A la place de Riu, les vêtements Twenty ont tenu leur enseigne une bonne trentaine d’années. Le caoutchouc caladois fut aussi emblématique de la rue nat. A la place d’Addict nous avions une pharmacie, ainsi que les Jeans Cayenne de la maison Gallice autre entité caladoise. La charcuterie Serraz a disparue. La parfumerie qui donna sa place d’abord à Yves Rocher avant que ne s’installe One Step, font que l’on a parfois du mal à s’y retrouver. La rotation avec les franchises est telle, que nous n’avons pas le temps de les connaître, même si nous restons plutôt solidaires. D’autre part, les efforts de créations de parkings ne sont pas négligeables, mais le réaménagement des rues transversales comme la rue Grenette, supprime d’autres places. Le consommateur a gardé le réflexe valable pour la petite ville d’antan, mais n’a pas saisi que Villefranche s’est terriblement agrandie et que l’on ne peut plus se garer devant la porte. Cela pénalise le commerce de la rue nationale,  les acheteurs préférant les zones industrielles et leurs parkings!  déplore Didier Rolin»

 Bonneterie Rolin en 1955.JPG

 


18/08/2013
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LES COMMERCES CALADOIS : BIJOUTERIE MOYNE

J'espère que vous apprécierez cette série que j'ai suggéré pour le Progrès, cet été : les commerçants caladois qui font la richesse de notre patrimoine local, et qui sont repris par les enfants ou les petits-enfants, grâce à de grandes familles caladoises.

 

Villefranche fut de tout temps  de par sa rue nationale, une ville commerçante . Alors que l’on gardait son commerce de père en fils ou en fille, les magasins  actuels sont surtout des franchisés, et les grandes familles caladoises comme les teinturiers  pressing  Minot, la clinique des poupées maison du jouet  Barnaud, ou les opticiens  Gimet  ont laissé la  place à d’autres  commerces.   Les Janaud, les Tondeur,  les Rolin, les Chollet, ou encore les Moyne résistent au temps, en nombre restreint  !

 

LA BIJOUTERIE MOYNE A VU LE JOUR EN 1908

 

En 1908, Jean-Claude Moyne ouvre son  premier magasin de bijouterie rue de Thizy, après avoir épousé Louise, chapelière à Marchampt. Lorsque  Jean-Claude revient blessé  de la guerre, c’est Marcel son fils qui reprend la boutique en 1945, s’installant au 203 rue nationale, où il restera jusqu’en 1990.

Marc le fils unique, reprendra l’affaire familiale

Pour Marc, le destin semble tout tracé, car ses parents souhaitent le voir étudier.

-«  J’ai entrepris des études de droit, puis ai obtenu ma licence. Cependant, il fut question à un moment donné d’ouvrir un cabinet de notaire, ou de me lancer dans l’expertise comptable qui me passionnait également. Mes parents ne m’ont pas influencé, mais je connaissais bien la bijouterie pour les avoir aidés à l’adolescence, pendant les vacances scolaires,  et le contact avec la clientèle me plaisait bien. Je me suis dit qu’étant fils unique, je ne pouvais laisser le travail de mon père sans successeur et ai offert de travailler avec lui. Je suis donc partit pour une formation de deux ans dans une école de bijouterie de Besançon.  Après  quelques années avec mon père, j’ ai repris seul au 203 rue nationale, avant d’emménager en 2006,  au 494 rue nationale, achetant la boutique Chambefort. Mon épouse gère la bijouterie qui a gardé l’enseigne Crépier, une autre ancienne famille caladoise,  nous avons trois enfants étudiants, mais il est juste question qu’ils poursuivent leur chemin en toute quiétude ! »

Marc Moyne a gardé précieusement une photo de la bijouterie de la rue de Thizy, datant des années 1935/38 environ.  En arrière plan se trouve Louise Moyne la grand-mère, et devant sa bicyclette, Marcel Moyne né en 1925.

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02/08/2013
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