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Les orphelins du Bourgogne

Les orphelins du Bourgogne

Il fut un temps, de longues années, ou dans le secteur de la rue Stalingrad, lors de dimanches bien organisés, nous partions en bande,  de chez Perraud à La Cigale écouter regarder, ou se régaler de la dernière trouvaille de Robert , pour continuer par le PMU et Luigi, Mike et Thierry, en passant par la Potinière, et le célèbre Hôtel de Bourgogne !

Tous les «  traine savates » y  faisaient des stages plus ou moins prolongés, mais les habitués avaient fini, comme partout, à  devenir de véritables amis, qui parfois, poursuivaient leur virée vers Monique au bar des conscrits, puis chez Minus au Bar Victor Hugo !  Nous nous épaulions dans les tourments, et Dieu sait s’il y en a eu !     

Un jour, le Bourgogne fut vendu, et Gérard a posé ses guêtres à la Baroulette rue de tarare. Robert s’en est allé, Rachid aussi, Luigi a suivi précédent Ginette ! Je ne sais plus si Minus s’est retrouvé au paradis des joyeux lurons avant ou après Rachid, avant que Monique ne les retrouve !

Quelqu’un va sans doute me souffler en quelle année le Bourgogne, désormais transformé en bar au rez-de-chaussée et en appartements à la place de l’hôtel s’est arrêté : 2005, 2006, 2007 ???. Toujours est-il que j’avais composé quelques lignes, comme d’habitude !

Nous serons demain les orphelins du quartier

Si tristes devant la porte du Bourgogne, fermée,

Sur l’amitié, les années folles, les cris et les rires.

Plus d’une décade à faire la fête entre copains,

A pleurer en chœur lors de nos chagrins,

A nous épauler, à trinquer à nos anniversaires,

Avec pour toutes occasions, nos humeurs guerrières,

Les chants, justes ou faux, les trémolos,

En as-tu  vu et entendu des bégaiements et des sanglots.

Paroles d’ivrognes, engueulades sitôt oubliées,

Tous les charmes des jours d’ivresse immolés

Sur l’autel de nos vertus à tout jamais bannies.

Tu filmeras tes rêves de toutes nos conneries.

ne m’aura jamais sautée… je suis fauchée !

Ne comptera plus, moqueur, celles qui entraient,  

Et te souviendra nostalgique de nos turpitudes,

Avec un pincement au cœur de ta nouvelle solitude.

Tu pourras un temps, reposer ton pauvre foie

Malmené dès l’aube, et pas grâce aux cocas,

Et nous te reverrons dans d’autres rads avec joie !

Salut vieux frère, petit, chauve, gros et pas vilain du tout

A cette vie de débauche que nous avons adoré,

Tu fermes ce jour  la porte, sur tous nos regrets !

Adieu Bourgogne, Tripier, Gérard, Ginette ;

Que nous serons donc tristes de ne plus faire la fête !

     



18/04/2013
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