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LES COMMERCES CALADOIS : BIJOUTERIE MOYNE

J'espère que vous apprécierez cette série que j'ai suggéré pour le Progrès, cet été : les commerçants caladois qui font la richesse de notre patrimoine local, et qui sont repris par les enfants ou les petits-enfants, grâce à de grandes familles caladoises.

 

Villefranche fut de tout temps  de par sa rue nationale, une ville commerçante . Alors que l’on gardait son commerce de père en fils ou en fille, les magasins  actuels sont surtout des franchisés, et les grandes familles caladoises comme les teinturiers  pressing  Minot, la clinique des poupées maison du jouet  Barnaud, ou les opticiens  Gimet  ont laissé la  place à d’autres  commerces.   Les Janaud, les Tondeur,  les Rolin, les Chollet, ou encore les Moyne résistent au temps, en nombre restreint  !

 

LA BIJOUTERIE MOYNE A VU LE JOUR EN 1908

 

En 1908, Jean-Claude Moyne ouvre son  premier magasin de bijouterie rue de Thizy, après avoir épousé Louise, chapelière à Marchampt. Lorsque  Jean-Claude revient blessé  de la guerre, c’est Marcel son fils qui reprend la boutique en 1945, s’installant au 203 rue nationale, où il restera jusqu’en 1990.

Marc le fils unique, reprendra l’affaire familiale

Pour Marc, le destin semble tout tracé, car ses parents souhaitent le voir étudier.

-«  J’ai entrepris des études de droit, puis ai obtenu ma licence. Cependant, il fut question à un moment donné d’ouvrir un cabinet de notaire, ou de me lancer dans l’expertise comptable qui me passionnait également. Mes parents ne m’ont pas influencé, mais je connaissais bien la bijouterie pour les avoir aidés à l’adolescence, pendant les vacances scolaires,  et le contact avec la clientèle me plaisait bien. Je me suis dit qu’étant fils unique, je ne pouvais laisser le travail de mon père sans successeur et ai offert de travailler avec lui. Je suis donc partit pour une formation de deux ans dans une école de bijouterie de Besançon.  Après  quelques années avec mon père, j’ ai repris seul au 203 rue nationale, avant d’emménager en 2006,  au 494 rue nationale, achetant la boutique Chambefort. Mon épouse gère la bijouterie qui a gardé l’enseigne Crépier, une autre ancienne famille caladoise,  nous avons trois enfants étudiants, mais il est juste question qu’ils poursuivent leur chemin en toute quiétude ! »

Marc Moyne a gardé précieusement une photo de la bijouterie de la rue de Thizy, datant des années 1935/38 environ.  En arrière plan se trouve Louise Moyne la grand-mère, et devant sa bicyclette, Marcel Moyne né en 1925.

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02/08/2013
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