CALADINFO

CALADINFO

Le P'tit Robert s'en est allé

Robert Meunier était surtout connu sous le vocable de « P’tit Robert ». Toujours tiré à quatre épingles, il avait ses costumes d’hiver, ceux d’été, ceux de demi-saison, cravate et chemise assortis, comme lorsqu’il était comptable. Même fatigué, Robert ne serait jamais sorti sans cet  apparat !

Le p’tit Robert caladois dans l’âme, catholique pratiquant, avait d’abord été scout avec son ami Jean-Jacques Pignard qui fidèle, d’entre les fidèles, l’avait encore visité juste avant son départ en voyage.

Fidèle avec ses amis, son quotidien était conditionné par des traditions et des habitudes presque des rituels,  qui faisaient qu’on savait toujours où le trouver. Le matin, c’était d’abord l’achat de son quotidien Le  Progrès, avant d’aller s’installer dans son bar favori, à sa place, pour ouvrir la page des décès :  « Voyons voir les partants », ceux qui ne le connaissaient pas auraient pu croire qu’il jouait aux courses, mais dans son langage, les partants étaient les décédés du jour !

D’ailleurs une de ses meilleurs blagues, car il en retenait au moins une chaque matin : « Un type rencontre la femme d’un copain et lui demande : Il est passé où Marcel, il y a au moins deux mois que je n’ai pas de nouvelles ? Marcel ?  il est mort depuis deux mois ! Ah tant mieux, j’ai cru qu’il me faisait la gueule ! » Et il était le premier à en éclater de rire !

Robert aimait rire, aimait ses copains, raconter une bonne blague, boire un bon vin blanc et préparer un bon repas, friand de tous les mets ! Et nous ressortir la nième chanson des scouts : « Les oiseaux point, ils ont des plumes point virgule, ils sautillent de branche en branche, point à la ligne on recommence ! » Qu’il réussissait à nous faire chanter dans les moments de gloire, en riant aux éclats !

Lorsque les « amis de Minus » un autre partant, avaient appris le remariage du P’tit Robert avec Karima, ce fut d’abord l’extrême surprise ;  mais Karima, une belle jeune femme,  lui apporta une seconde jeunesse. La fille  de Karima, que Robert appelait « la gamine », vivait avec eux. Robert n’oubliait toutefois pas ses propres filles qui avaient quitté la région  « la petite » ou « la grande », dont il nous parlait régulièrement ! Karima fut une perle qui l’accompagnait partout tant aux scouts qu’il a fréquentés jusqu’au bout, qu’à la messe ! Karima supportait aussi les nombreux copains emplissant la maison pour déguster la nouvelle recette du chef Robert !

Nous serons nombreux mardi 24 février à 10 h à l’église Notre-Dame à accompagner notre P’tit Robert qui va drôlement nous manquer lui aussi !



23/02/2014
0 Poster un commentaire

A découvrir aussi